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Mongolie


-  Superficie : 1 565 000 km2.
-  Population : 2 533 000.
-  Langue : mongol (off.).
-  Nature de l’Etat : république unitaire.
-  Chef de l’Etat : Natsagiin Bagabandi.
-  Premier ministre : Nambariin Enkhbayar

Mongolie rapport annuel 2002

Coincée entre la Chine et la Russie, la Mongolie défend ses acquis démocratiques. La presse écrite compte plus de cent cinquante titres, mais elle est souvent inféodée à un parti et sa circulation reste limitée. Depuis sa réélection, en mai 2001, le président Natsagiin Bagabandi, ex-communiste, n’a pas montré d’hostilité envers la presse privée. En revanche, il ne fait rien pour libéraliser les secteurs de la radio et de la télévision, ni éliminer les peines de prison pour diffamation.

Lors des élections générales de mai 2001, la couverture des différents candidats est, selon différents observateurs, équilibrée même à la radio et la télévision publiques. Ce qui n’empêche pas un tabloïd, proche de l’opposition, de publier une liste des "Ennemis de la liberté de la presse" dans laquelle figure le président Bagabandi. Attribuée à l’organisation Democracy and Freedom Forever, cette liste semble avoir été établie en Mongolie par des adversaires du chef de l’Etat.

Le 24 mai, B. Galsansukh, directeur du magazine Notstoi Medee, et D. Boldkhuyag, attaché de presse du Parti démocratique mongol, sont poursuivis pour "diffamation" en vertu de l’article 117.2 du Code pénal mongol. Ils risquent une peine allant jusqu’à deux ans de prison pour avoir mis en cause le président sortant lors de la campagne électorale de mai 2001. Le chef de l’Etat a été accusé d’avoir reçu une forte somme d’argent d’un citoyen chinois pour ses efforts en faveur de l’amitié entre les deux pays. La publication de cette information en Une du Notstoi Medee a provoqué une polémique, d’autant qu’elle s’est avérée fausse. Après la réélection du président Bagabandi, l’instruction est enterrée. Mais cette plainte a au moins permis aux organisations de journalistes de demander la suppression des peines de prison pour diffamation. Néanmoins, le gouvernement présente à la fin de l’année une réforme de la loi sur la presse qui prévoit un renforcement des peines en cas de diffamation. Ainsi, un journaliste risque une peine de six mois d’emprisonnement dans une cellule isolée pour "diffamations répétées".


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