7 juillet : Le gouvernement mongol a levé l’état d’urgence
4 juillet : Oulan Bator sous le choc
3 juillet : Les anciens communistes donnés vainqueurs
1er juillet : Mongolie : Le président déclare l’état d’urgence
Il est rarement facile de décrire tout un peuple en quelques mots, mais on peut tout de même distinguer quelques traits distinctifs des mongols et de la société mongols (en particulier à la campagne) :
Habitués à des espaces immenses sans barrières les mongols à la différence des autres asiatiques ont développés un caractère propre : plus libre ! Nomades, ils ont un sens de l’hospitalité unique qui fait que le voyageur sera toujours le bienvenu sous la ger. Ils sont aussi plus individualiste, ceci dû au fait de pouvoir aller et venir comme ils le veulent. Et ne pouvant souvent compter que sur eux-mêmes, ils ne craignent pas d’expérimenter de nouvelles choses.
Ainsi, les enfants mongols, parfois même avant de savoir marcher, apprennent à monter à cheval, et dès 6 ans font des courses de chevaux lors de la fête traditionnelle du Naadam. Ils participent très tôt à la vie de la famille, ils gardent ou deplacent les troupeaux, ou aident à construire la ger. Pour jouer, il y a les osselets avec des os de moutons, ou bien encore les choses très simples, qu’ils trouvent autour d’eux, et là l’imagination des enfants fonctionne très bien.
Pour s’occuper des enfants les plus jeunes, les grands parents sont là. Mais à partir de 7 ans, les enfants vont à l’école et passent la plupart de l’année à l’internat où ils doivent s’occuper d’eux-mêmes. Ils doivent rester à l’école jusqu’à 16 ans et ce de manière obligatoire. Les vacances sont rares : 2 semaines en hiver, et 3 mois en été.
Les familles de nomades, ont entre 3 à 5 enfants ou plus, en ville un peu moins, et si les garçons sont plus importants que les filles dans beaucoup de sociétés traditionnelles asiatiques, pour les mongols, ce n’est pas le cas et les activités pour une fille ou un garçon sont les mêmes : monter à cheval, garder et prendre soin des troupeaux, ...
Cette place des femmes dans la société continue à être importante à l’age adulte. Les femmes mongoles, à la différence des autres femmes d’Asie, ont une place essentielle dans la famille en particulier pour les aspects économiques. Si la répartition des rôles est assez simple : l’homme est en général responsable du travail à l’extérieur, la femme s’occupe de celui à l’intérieur, elle a cependant son mot à dire sur tout ce qui se passe.
Dans les villes, les femmes peuvent avoir un niveau d’éducation élevé (à l’université, la majorité des étudiants sont des étudiantes), et on trouve aisement des femmes à des postes très qualifiés : administratrice, gouverneur, enseignante, doctoresse, ...
Les hommes mongols sont attentionnés pour leur famille, et chargés de sa responsabilité. Ils peuvent sembler au premier abord froid, mais c’est souvent plus de la timidité face à des gens qu’ils ne connaissent pas. Ils peuvent aussi paraitre insouciants, ou prêt à s’amuser, mais lorsque les difficultés sont là, ils y répondent. Ils vivent de manière simple et aident volontiers, ce qui pour les mongols est une chose qui va de soi : le mot "merci" est très rarement utilisé tant il est normal pour eux de le faire.
Nomades, ils s’occupent des troupeaux et ils aiment aller dans de longues chevauchées à la recherche des troupeaux ou repérer de meilleurs endroits pour le paturage, ou encore chasser. Ils se retrouvent facilement en groupe pour pic-niquer, s’amuser, et profiter de la vie.
Une activité favorite des mongols est de jouer au billard, et il est fréquent de les voir dans la rue ou à la campagne en deels autour d’une table de billard.

Les mongols se marient tôt, et la famille est bien équilibré entre les époux. Les mariages sont basés sur l’affection entre les époux. Le divorce est autorisé, et s’il est rare dans les campagnes, il est devenu plus fréquent en ville. La famille est très chère à tous, et toujours chaleureuse, la maman est la personne que les mongols chérissent toute leur vie. Lors des fêtes de Tsagaan Sar, c’est à dire la fête de la fin de l’hiver, les familles se retrouvent avec plaisir, d’abord chez les grands parents puis rendent visite à toute la famille en offrant des cadeaux.
Le respect des personnes agées et des grands parents est également un sentiment très fort. C’est l’homme le plus agé qui est servi en premier lors du repas, c’est lui le chef du foyer, et c’est les plus anciens de la famille que l’on célèbre en premier lors des fêtes, comme le Tsagaan Sar. Ils vivent souvent et en particulier à la campagne avec leurs enfants et petits enfants.