Nice Monaco Mongolie - Conférence au Musée d'Anthropologie préhistorique de Monaco

mercredi 10 mai 2006.
 


- Après une conférence sur les gravures de la Vallée des Merveilles, dans le Comté de Nice, Jérôme Magail (Docteur en Ethnologie - Anthropologue) nous transporte à présent en Mongolie. Les stèles gravées de l’âge du bronze, aux origines de l’art Sytho-Siberien :

- Conférence au Musée d’Anthropologie préhistorique de Monaco
- le 15 Mai à 21h00
- ENTREE GRATUITE.

Sur une aire géographique qui couvre la moitié de la Mongolie et une partie de la région russe de Touva des centaines de stèles gravées de cerfs ont été répertoriées. Au centre de la Mongolie, l’iconographie de plus d’une trentaine de ces pierres à cerfs illustre cet art mal connu en occident. Les structures en pierres sèches des sites archéologiques de Mongolie bénéficient d’une conservation hors du commun grâce au mode de vie des populations nomades qui se sont succédées sur ce vaste territoire depuis le début du premier millénaire avant notre ère. En effet, très peu de pierres sont réutilisées pour d’autres constructions comme on peut le constater chez les populations sédentaires. Même si les sépultures sont systématiquement pillées les structures en pierres restent en place. Aussi, en traversant la province de l’Arkhangaï, au centre du pays, de nombreuses structures émergent de la steppe.

Au début du premier millénaire avant notre ère, les populations des steppes de Haute Asie étaient composées de tribus de cavaliers qui pratiquèrent un pastoralisme extensif. Sur un vaste territoire, du nord du Gobi à la Transbaïkalie et de l’Altaï à l’est de la Mongolie, ces pasteurs et guerriers ont adopté un même type d’architectures et d’iconographies. Les sites archéologiques en question, composés de stèles gravées, de structures en pierres sèches et de sépultures sont encore visibles dans les steppes. Les gravures de cervidés présentes sur les monolithes ont suscité le terme de "pierre à cerfs".