30 mars : L’association Guillaume de Rubrouck appelle aux dons pour la Mongolie
30 mars : La Croix-Rouge appelle aux dons
18 mars : Le "dzud", une calamité pour les nomades mongols et leurs troupeaux
Terre des extrêmes et de la demesure, du froid de Sibérie ou de la chaleur du Gobi, la nature, flore et faune, se sont adaptées à chacun des environnements qui constituent ce pays. On distingue ainsi :
3 grandes zones naturelles : la Taïga au nord, la steppe au centre, et le désert au sud,
puis entre celles-ci, des zones intermédiaires où voisinent la steppe et la forêt, et la steppe et le désert.
enfin à part, des zones plus réduites et spécifiques : celle des montagnes ou celle des lacs, rivières et zones humides.
Au sein de chacun de ces écosystèmes, une grande variété et une grande richesse biologique, qui ont été préservées grâce à plusieurs facteurs :
la force et la dureté du climat mongol : l’hiver mongol, la chaleur ou la sécheresse du désert de Gobi rendent difficile l’exploitation intensive des ressources du pays
les traditions et la culture des nomades mongols, qui ont su au fil des siècles vivre avec la nature, sans la sur-exploiter, et ce respect se retrouve jusque dans la religion chamaniste ou bouddhiste
la faible densité humaine : moins de 1,5 habitants au kilomètre carré
De fait, la Mongolie présente une richesse naturelle comme il en existe peu à travers le monde.

Les zones de Taïga incluent la frontière sud de l’immense Taïga sibérienne. Ces zones concernent seulement le nord de la Mongolie, c’est à dire la zone du Khentii, le massif du Khövsgöl et à l’ouest autour de l’Altai, avant la zone de hautes montagnes.
La taïga est une forêt de boréale de conifère, constituée principalement (70%) de mélèzes et de pins de Sibérie. Elle est également riche en mousses et en lichens.
La Taïga couvre environ 5% de la surface du pays, dans des zones où l’on a davantage de précipitations (300 à 400 mm annuellement) et des températures plus basses que le reste du pays avec des hivers froids et enneigés, et des étés frais et pluvieux.
Alors que les autres forêts boréales du monde sont menacées par l’exploitation commerciale, en Mongolie bien qu’affectée par des activités minières et la coupe pour le bois de construction, la Taïga reste largement intacte.
Dans cette zone où se mélange la steppe traditionnelle et la forêt, les espèces de la Taïga sibérienne rencontrent celles de la steppe d’Asie centrale. Cette zone se localise dans les parties inférieures des zones montagneuses de l’Altaï, du Khangaï, dans les bassins des rivières Orkhon et Selenge au centre nord du pays, et à l’est des monts Khentii. De larges vallées séparent les collines caractéristiques de cette zone.
Des forêts de conifères se trouvent sur les versants nord, plus frais et plus humides des montagnes, alors que sur les autres versants se trouvent une végétation de type steppe. et fournissant un habitat pour les espèces à la fois de la Taïga et de la steppe, cette zone présente un haut degré de diversité biologique.
Cette zone naturelle couvre une surface d’environ 25% de la surface de la Mongolie, et est une des zones les plus peuplées. Ces prairies, bois et rivières en font un espace important pour les nomades et leurs troupeaux. c’est aussi là que l’on trouve des zones urbaines peuplées
Dans l’esprit de beaucoup, la Mongolie évoque spontanément, les vastes steppes de l’Asie centrale, et de fait les paturages à perte de vue, sont le coeur du pays, géographiquement et économiquement.
La steppe couvre presque tout l’est du pays, s’étendant à l’ouest en une bande étroite du sud du Khangaï, jusqu’à proximité de la dépression des grands lacs. Allant d’un relief aux formes douces et rondes à des espaces complètement plats, cet océan d’herbes couvre 20% de la surface de la Mongolie
La steppe mongole constitue la partie orientale d’une immense plaine qui commence à l’ouest en Hongrie, et s’achève ’aux steppes de la Mandchourie.
Dans sa partie ouest, elle fournit beaucoup des plus importantes réserves de prairies pour les troupeaux d’animaux domestiques du pays. A l’opposé dans la partie sud est, elle est largement inhabitée et non-développée. C’est là un des exemples du plus large ecosystème de type steppe intacte et constitue un habitat pour des centaines de milliers de gazelles mongoles, et d’oiseaux migrateurs.
La steppe est cependant fragile et vulnérable face à l’activité humaine, l’agriculture, les routes, et au sur-paturage. Des développement industriels, de nouveaux chemins de fer, et des extractions minières sont cependant prévus dans ces régions.
La zone semi-désertique oocupe une large partie du pays : environ 20% et s’étend entre le désert et la steppe. Elle inclue les régions de la Dépression des grands lacs, et la plupart des régions entre le Khangaï et les montagnes de l’Altaï, ainsi que l’est du Gobi.
Elle correspond à des terrains peu inclinés, des sols avec des cuvettes, et de petits étangs. Le climat est aride avec des sécheresses fréquentes, et les précipitations annuelles ne dépassent pas 100 à 125 mm d’eau par an. Des vents violents et des tempêtes de sable influencent les caractéristiques de la végétation. Malgré tout beaucoup de troupeau des nomades mongols occupent cette zone.
Les espèces de plantes et d’arbustes forme là un groupe qui diffèrent de ceux de la steppe. Remarquablement homogène, à travers cette zone, il comprend des plantes grasses et basses et des semi-arbustes et beaucoup des plantes endémiques d’Asie Centrale se trouvent dans cette zone naturelle.
Le Gobi est l’un des plus grands déserts du monde, couvrant le sud de la Mongolie et le nord de la Chine, et constituant le désert le plus au nord d’Asie Centrale. La végétation est là très réduite, et le relief varie de massif de montagnes rocheuses à de plaques plates très sèches, d’oasis de peupliers aux vastes dunes de sables.
C’est un habitat pour de nombreuses espèces de Mongolie menacées d’extinction tel que le chameau sauvage, l’ours du Gobi, l’hermione. D’anciens fossiles démontre que le Gobi était autrefois une partie d’une large mer intérieure.
Le climat est extrême. Le pluies peuvent ne tomber qu’ue fois chaque 3 ans, et en moyenne elle sont inférieures à 100 mm par an. En été, les températures grimpent à 40°C et chutent à -40°C en hiver. En automne et en hiver, des vents violents et des tempêtes de sable balaient la région à des vitesses pouvant atteindre 140 km/h.
La Mongolie est un pays montagneux. L’Altaï à l’ouest, le Khangaï au centre, la région du Khövsgöl au nord, le Khentii à l’est au nord d’Oulan Bator, sont autant de zones montagneuses. Les sommets de ces massifs correspondent à des zones de hautes montagnes. Cela correspond à environ 5% de la surface du pays.
Alors que les zones de hautes montagnes de l’Altaï et de la zone du Khövsgöl sont assez raide, les zones du Khangaï et du Khentii, sont caractérisées par des larges, hauts plateaux qui s’élève par des successions de marches.
Beaucoup de ces espaces de hautes montagnes révèlent des traces de l’ère glaciaire avec des vallées en "U". Aujourd’hui,seul l’Altaï présente encore des glaciers dont le galcier de Potanin long de 19 kilomètres.
Le climat dans ces zones est extrême, avec des vents violents, des froids extrêmes, et une courte période de végétation. Relativement peu d’espèces sont acclimatées à ces conditions difficiles. Situées en altitude au dessus de la zone forêstière, elles sont caractérisées par une végétation de type toundra, alpage, et de pierres couvertes de lichens.
Sur les lignes de partage des eaux de l’Asie centrale, les quelques 4000 rivières et cours d’eau de Mongolie sont réparties sur 3 bassins hydrographiques :
Le bassin de drainage des eaux allant vers l’océan Arctique, correspondant au Nord, comprenant les bassins de la rivière Selenge (l’affluent le plus important du lac Baïkal), de la rivière Shisked (à l’ouest du lac Khövsgöl), et de la rivière Bulgan (province de Khovd). Il couvre environ 1/4 de la territoire du pays.
Le bassin de drainage des eaux allant vers l’océan Pacifique dans le Nord Est de la Mongolie, comprenant les eaux de drainage des rivières Onon, Uldz, Kherlen et Khalkhin Gol, qui se déversent en Russie dans le fleuve Amour,
mais pour la plus grande partie du territoire, les eaux ne se déversent dans aucun océan et constituent le bassin de drainage clos de l’Asie central. Dans le Nord Ouest, cela comprend la zone de dépression des grands lacs, avec les lacs d’Uvs, Khar Us, Khar, et Khyragas, dans le centre, la vallée des lacs entre Gobi Altaï et Khangaï
Les lacs, rivières, cours d’eau, oasis, marais, et autres zones humides dans les 6 précedentes zones se caractérisent par leurs propres écosystèmes. Les larges marais près des lacs de la grande dépression, et les crues des plus grandes rivières sont particulièrement importantes pour la biodiversité, et les troupeaux nomades.