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18 mars : Le "dzud", une calamité pour les nomades mongols et leurs troupeaux
Origine : Allemagne
Année : 2005
Durée : 93 minutes
Réalisateur : Byambasuren Davaa
La yourte est grande, la fenêtre laisse entrer la lumière, le sol est couvert de tapis, la famille vit à l’aise, seule sur la steppe, dans cette région du nord de la Mongolie. Le père veille sur le troupeau, la mère sur ses enfants, un bébé, et deux petites filles.
La plus grande, Nansal, revient justement de la ville, où elle est scolarisée ; un camion l’a ramenée, elle est toute fière de ses pages d’écriture et, pendant ses vacances, elle va pouvoir aider sa mère, veiller sur les deux petits et partir ramasser des bouses séchées pour le chauffage. C’est en s’éloignant un peu avec son grand panier que la gamine, bonne bouille joyeuse encadrée de petites couettes, découvre un chien. Il se cachait dans une grotte, comme celui, jaune, du conte qui donne son titre au film, et qui aurait sauvé la vie d’une jeune amoureuse.
Mais la vie n’est pas un conte, et le père de Nansal ne veut pas du chien. Il risque de leur porter malheur, et d’attirer les loups qui rôdent, et ont tué déjà deux bêtes. La petite fille s’obstine, le père cède... jusqu’au déménagement où, la yourte dûment pliée, toute la famille part vers d’autres horizons, laissant le chien attaché à son piquet.
Triste histoire ? Non, car le chien (blanc avec des oreilles brunes) se fera finalement adopter, après avoir sauvé le bébé des vautours... Non, surtout, parce qu’elle est signée d’une miraculeuse jeune réalisatrice, elle-même née en Mongolie, Byambasuren Davaa, qui sait comme personne mêler documentaire et émotion, humour et tendresse, avec des riens qui nous vont droit au coeur.
On lui doit, déjà, un petit bijou d’exotisme tendre et souriant, « L’Histoire du chameau qui pleure ». On en retrouve ici l’originalité sans esbroufe, et la fluidité naturelle. Il ne se passe rien, pourtant, dans cette nouvelle docu-fiction, que les travaux et les jours d’une véritable famille mongole.