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9 février : Le froid extrême décime le bétail en Mongolie
Octobre 2009 : Le chef du gouvernement mongol Sanjaagiin Bayar a demissionné
Mai 2009 : Alternance à la tête de la Mongolie, Tsakhiagiin Elbegdorj élu
Le bouddhisme est une religion pratiquée par plus de 300 millions de personnes à travers le monde, en particulier en Asie (Inde Corée, Chine, Vietnam, Tibet, Mongolie, Thaïlande, Cambodge, Laos) mais aussi en Europe et aux Etats Unis d’Amérique.
Le bouddhisme se trouve à la croisée d’autres religions ou
philosophies telles que le Confucianisme, le Taoïsme en Chine, le shintoïsme au Japon, l’Hindouïsme en Inde, et le culte animiste Böö au Tibet.
Il est fondé sur les enseignements du prince Siddharta Gautama qui vécut il y a environ 2500 ans dans le nord de l’Inde ou au Népal. Après avoir renoncé à son statut de prince pour devenir ascète, il devint le Bouddha ("L’illuminé"). Celui-ci constata que la vie est souffrance, que la cause de cette souffrance est le désir, et donc il prôna comme remède à cette souffrance la suppression du désir à travers la méditation et un mode de vie droit.
A la mort du Bouddha, le bouddhisme fait l’objet d’un premier concile et se propage dans toute l’Inde sous sa forme actuelle. Cent ans plus tard,il se développe vers l’est et un deuxième concile entraina une division entre
Le Thêravada (enseignement des ainés) ou école du sud qui prône le Hînayana ("Petit véhicule") avec un ascétisme pur et dur. Cette fraction soutient des ouvrages composés après 480 après J.C. et non récités lors du 1er concile, considérés comme non authentique, et comme une poésie ne pouvant représenter les paroles de Bouddha. Dans le Hïnayana, il y a d’abord l’ancienne école de la sagesse. Il est toujours pratiqué dans l’Asie du Sud Est, c’est à dire au Sri Lanka, en Thaïlande, en Birmanie, au Cambodge, et au Laos.
Le Mahâsanshika (membres de la grande communauté) ou école du Nord qui prône le Mahayana ("Grand véhicule") plus tolérant dans la pratique. Il affirme que les sûtras, bien que très postérieurs à la mort de Bouddha sont issues de sa bouche même. Il est pratiqué en Chine, au Tibet, en Corée, au VietNam, et au Japon.
Quatre cents ans plus tard, différentes écoles sont apparus dans le Mahayana et ont chacune mis leur propre accent sur la libération qui mène à l’éveil. Enfin une 3ème fraction, appelée Lamaïsme en occident ou Vajrayana ("véhicule de diamant") est issue du développement de l’école Mahayana. Au Tibet, le bouddhisme est constitué de différentes lignées dont :
les Nyigmapa ou "vieille tradition" établi au IXème siècle,
les Kagyupa, "école de la parole" créé au XIème siècle,
les Sakyapa (secte ou école des "bonnets rouges") fondé au XIème siècle,
les Guélugpa (secte ou école des "bonnets jaunes") fondé au XIV-XVème siècle par Tsong-Kha-pa et avec à sa tête depuis 1578 un dalaï lama.
Le lamaïsme ou bouddhisme tantrique ou Vajrayana, s’est répandu au Tibet à partir du VIIème siècle, puis dans les autres pays himalayens et d’Asie centrale. Les relations tibéto-mongoles remontent au VIIIème siècle.
Au XIIIème siècle, le Tibet a perdu toute unité et diverses sectes lamaïstes se partagèrent le pays. Khubilaï Khan, petit fils de Gengis Khan, et fondateur de la dynastie Yuan en Chine, envahi le Tibet. Il prit à son service, comme interlocuteur, le lama Pagua, neveu du Pandita, dont l’ordre était le plus important au Tibet. Khubilaï Khan, comme tous les mongols, se montre tolérant et intéressé par la religion bouddhiste, mais il ne semble pas qu’il se soit converti au bouddhisme. Par contre, les problèmes que lui posa les taoïstes, l’autre religion importante d’Asie extrême orientale et contre lesquels il fit preuve de sévérité, favorisa le développement du bouddhisme en Asie extrême orientale. Le lama Pagua vint ainsi en Mongolie pour prêcher, et permis l’introduction du bouddhisme dans le pays sous la forme dite de l’école des "bonnets rouges" ou Sakyapa.
Mais c’est au XVIème siècle que la Mongolie se convertit véritablement au Bouddhisme et favorisa le développement de la secte jaune ou Guelugpa. En 1576, Altan Khan, un prince mongol important et célèbre, invita le 2ème successeur de Tsong-Kha-pa, fondateur de la secte des Guelugpa, le lama Sonom Gyamtso, et le reçut avec plus de faste et d’égard qu’un chef d’état. Il lui donna , le titre de Dalaï-Lama ce qui signifie en mongol : "maitre dont la sagesse est aussi grande que l’océan" et le reconnaissait comme le chef de tous les lamas, et comme réincarnation de celui qui devenait le 1er Dalaï-Lama, le fondateur de la secte des Guelugpa :Tsong-Kha-pa. En retour, le lama Sonom Gyamtso vit en Altan khan, une ré-incarnation de Khubilaï Khan, et obtint ainsi plus de prestige que le grand Khan de l’époque. Cet évènement amena la conversion de nombreux nobles mongols, des échanges importants entre le pouvoir temporel des Mongols et celui spirituel des Tibétains. Des monastères furent construit en Mongolie. Le peuple attaché à d’autres religions et en particulier au chamanisme fut progressivement converti au lamaïsme parfois par incitation, parfois par persécution, de sorte qu’au debut du XIXème siècle après la conversion des Bouriates, en Mongolie septentrionale toute le pays était converti au Bouddhisme.
Au XVIIIème siècle, Zanabazar devint le 1er Bogdo Gegeen, chef spirituel de la Mongolie, ce qui le place au 3ème plan de la hiérarchie lamaïste après le Dalaï-lama, et le Panchen Lama. 8 Bogdo Gegeen lui succèdèrent et transformèrent la Mongolie en théocratie durant tout le XIXème siècle et jusqu’à la révolution communiste en 1924. Au début du XXème siècle, la Mongolie comptait 140 000 moines réparties dans 750 monastères qui contrôlaient 1/3 de la richesse nationale.
Sous la période communiste, la plupart des monastères furent rasés, et les moines déportés ou tués lors de purges. Ce n’est que depuis 1990 avec l’arrivée de la démocratie, et la liberté religieuse que l’on voit réapparaitre des monastères et des lamas.
Les bouddhistes considèrent Le Bouddha comme un Grand maître, un Être Parfait, mais non pas comme un Dieu tout puissant, ni comme le créateur de l’univers. Le Bouddha lui-même ne prétendait jamais être un Dieu ou un messager de Dieu. Dans le bouddhisme, la notion du Dharma peut être considéré comme l’équivalent de la notion de Dieu créateur tout puissant. En effet, le Dharma est la Perfection, la Pureté, l’Eternel, l’Immensité, la Loi naturelle, l’Origine et l’Essence de Toute Chose. Le Dharma peut être considéré comme la force naturelle latente qui tend toujours à rétablir l’équilibre universel. Mais il ne faut pas personnaliser le Dharma en créateur ou en législateur. A part ce sens métaphysique, le mot "Dharma" veut dire aussi l’enseignement du Bouddha, ou simplement toute chose. Dans le bouddhisme, on parle aussi des dieux, les devas, qui ont la même signification que les dieux dans la mythologie gréco-latine. Ce sont des formes de vie supérieures à l’homme mais encore imparfaites. Pour les bouddhistes, Le Bouddha est non seulement le grand maître de l’Homme mais aussi celui des dieux.
Moulin à prière : Le moulin à prière est un appareil qui contient un petit rouleau de papier sur lequel on écrit une prière. On fait tourner le rouleau, ce qui « active » la prière, à condition de tourner dans le bon sens. Il peut avoir la taille d’un petit cylindre ou d’un batiment et peut être actionné à la main, par l’eau, le vent, et même de l’air chaud
Stupas : ce sont des monuments funéraires ou commémoratif en forme de dôme plein, élevé sur des reliques du Bouddha, d’éminents religieux ou de saints hommes
Om Mani Padme Hum : Le mantra bouddhiste de la compassion est l’un des plus connus et des plus utilisés de part le monde, et sa force ou charge énergétique est particulièrement grande. Sa signification est "Le Joyau dans le Lotus" et représente la conscience du Divin en chaque être humain. Bien que le pouvoir vibratoire d’un mantra ne soit pleinement efficace qu’après avoir reçu l’initiation correspondante, le chant, la répétition ou la simple écoute du mantra favorisera l’intériorisation et sera un support pour la méditation.
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