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Autrefois terre de chamanisme, forme de mysticisme des peuples nomades qui divinise le ciel, la terre, et la nature vierge, la Mongolie a longtemps été accueillante vis à vis des autres religions. Ainsi le christianisme, l’islam, le bouddhisme y ont été pratiqués avec tolérance en coexistence avec le chamanisme.
C’est vers le XVIème siècle que la noblesse mongole favorisa le bouddhisme tibétain (de l’école lamaïste des "bonnets jaunes" ou guelugpa) pour des besoins d’unification du pouvoir, et aussi parce qu’’ayant incorporé le culte animiste tibétain, il se rapprochait le plus du chamanisme mongol.
Devenu au XIXème siècle une théocratie bouddhiste, la Mongolie compta au début du XXème siècle, un très grand nombre de temples et un tiers de la population dépendait de l’église lamaïque. Mais la révolution communiste de 1924, entraina l’éradication de toutes les religions et particulièrement des bouddhistes.
Aujourd’hui, la démocratisation du pays depuis 1990 a amené la renaissance du bouddhisme mongol. Cela s’est traduit par la reconstruction de petits monastères à travers tout le pays, la restauration d’anciens temples, l’ouverture d’écoles religieuses accueillant les jeunes moines. Mais la mise en place d’une nouvelle génération de moines érudits est d’autant plus longue que ceux qui étaient capable de former ces jeunes moines ont pratiquement disparus. Officiellement 80 % de la population se reconnait dans cette religion.
D’autres religions traditionnelles minoritaires existent également comme des musulmans sunnites, representant environ 6% de la population. La plupart d’entre eux sont des Khazaks vivant à l’extrême ouest de la Mongolie.
A coté du renouveau du bouddhisme, une loi sur la liberté de croyance votée en 1994, a permis l’introduction de nombreux courants religieux diverses dont de nombreuses églises chrétiennes (mormons, baptistes, ...) ou des sectes qui attirent parfois les futurs convertis à l’aide de repas ou de cours d’anglais gratuits.
Enfin, il existe toujours en Mongolie un fond de chamanisme. Il est toujours pratiqué par certains Mongols dans le nord (Tsataans, Darkhad, Bouriates, ...) ou il apparait au travers de certains rituels du bouddhisme mongol.